季節描写
C’était la première fois, cette année-là, qu’il sortait sans pardessus, la première fois qu’il se trouvait à la campagne à dix heures du matin. Sa grosse pipe elle-même avait une saveur de printemps. Il faisait encore frais. Maigret marcha…
La ville grouillait, dans le soleil. C'étaient les derniers beaux jours de l'automne et sur les boulevards on commençait à dresser les baraques foraines pour la grande kermesse d'octobre. (©Georges Simenon : La Danseuse du Gai-Moulin, Chap…
Il pleuvait toujours. C’était une journée gluante. La plupart des gens, ce matin-là, étaient de mauvaise humeur.(---) Comme le temps était parti, il pleuvrait toute la journée, une pluie froide et monotone, avec un ciel bas et les lampes a…
Il y eut un silence. L'air était saturé de vin, d'alcool, une fumée épaisse entourait la lampe qu'on venait d'allumer bien qu'il fit encore jour dehors. Dans une demi-heure, il ferait tout à fait noir et on ne verrait plus du village que q…
Même quand, comme ce matin-là, un soleil clair et léger, qui avait la gaieté du muguet, brillait sur Paris et faisait briller les pots roses des cheminées sur les toits, (---) (©Georges Simenon : Maigret à l’école, Chap.1er) それでも今朝の…
Paris avait son aspect morne des vilains jours d’octobre : une lumière crue tombait du ciel pareil à un plafond sale. Sur les trottoirs subsistaient des traces des pluies de la nuit. Et les passants eux-mêmes avaient l’air renfrogné de gen…
Il n'était que neuf heures du matin et il faisait déjà chaud. Maigret dépouillait paresseusement son courrier en jetant parfois un coup d'œil par la fenêtre, et le feuillage des arbres du Quai des Orfèvres n'avait pas un frémissement, la S…
Il s'en alla de son côté, le dos rond, en tirant sur sa pipe qu'il venait d'allumer et qui, pour la première fois de l'année, avait le goût d'automne. (Georges Simenon : Maigret et les braves gens; Chap.6) 彼の方も点けたばかりのパイプを深…
Maigret et Lapointe traversaient ensemble le jardin du Luxembourg et, sur les chaises de fer, des étudiants étaient plongés dans leurs cours, quelques couples se tenaient par les épaules en regardant vaguement les enfants qui jouaient sous…
Il avait hâté d’en finir avec l'été, avec les vacances, de retrouver chacun à sa place et il fronçait les sourcils chaque fois que, dans la rue, son œil rencontrait une jeune femme qui portait encore le pantalon collant adopté sur quelque …
Paris continuait à sentir les vacances. Ce n'était plus le Paris vide du mois d'août mais il restait comme une paresse dans l'air, une hésitation à reprendre la vie de tous les jours. S'il avait plu, s'il avait fait froid, cela aurait été …
(メグレ季節描写)モンパルナスの夜 La nuit de Montparnasse n'était pas tout à fait finie. (---) Dans un bar encore éclairé, comme le docteur l'avait prévu, on apercevait quelques silhouettes et une vieille marchande de fleurs, au comptoir,…
Sa chambre donnait sur la mer. On était en août. Il dormait les fenêtres ouvertes. Les rideaux de vieux reps rouge ne croisaient pas et le soleil se chargeait de le tirer du sommeil, avec le bruit des vagues sur le sable de la plage. (Geor…
Il y avait déjà une buée chaude dans l’air, comme cela se voit au-dessus de la mer, et les Champs-Élysées vibraient dans une lumière dorée. (Georges Simenon : Maigret se défend; Chap.5) すでに空気中には海の上で感じられるような暑い湿気があ…
Boulevard Richard-Lenoir, une grosse lune, teintée de rose les regardait marcher bras dessus, bras dessous vers leur maison. (Georges Simenon : Maigret se défend; Chap.5) リシャール・ルノワール大通りでは、バラ色に染まった大きな月が腕を組ん…
On était en juin. La journée avait été étouffante et la soirée était orageuse. Par la fenêtre ouverte, on entrevoyait parfois la lune entre deux nuages noirs qu’elle bordait un instant de blanc. (Georges Simenon : Maigret se défend; Chap.1…
À dix heures du matin, il était installé à la Chope du Pont-Neuf et il avait choisi une table que le soleil atteignait par intermittence, car les passants l’interceptaient à un rythme régulier. Il y avait déjà du printemps dans l’air. (Geo…
Mais on était en février et c’était la nuit elle-même qui était couleur d’argent. Chaque brin d’herbe portait sa goutte de givre. Les pommiers du verger voisin étaient si blancs de gel qu’ils en paraissaient fragiles comme du verre filé. G…
Dehors, le brouillard devenait légèrement rose, laissant deviner, au-delà, la présence du soleil, et la Seine fumait. (©Georges Simenon : Maigret et le marchand de vin; Chap.2) 外では、霧がうっすらとバラ色になっていて、その先に太陽があるこ…
On était le 15 décembre. La bise soufflait, faisant voleter de minuscules flocons de neige qui glissaient sur les pavés comme de la poussière. (©Georges Simenon : Maigret et le marchand de vin; Chap.1er) 12月15日だった。北風が吹き、細…
Il ferait jour jusqu’aux environs de neuf heures, la nuit ne serait vraiment obscure qu’aux alentours de neuf heures et demie. La lune à son troisième quartier, ne serait pas trop brillante et il y avait des chances qu’elle fût voilée, com…
La chaleur était aussi pénible que la veille, la vie au ralenti, sauf dans les quartiers fréquentés par les touristes. Un peu partout on voyait défiler des cars bourrés d’étrangers et on entendait la voix des guides. (©Georges Simenon : Ma…
On était le 4 août. Les fenêtres avaient beau être ouvertes, on n’en était pas rafraîchi car elles faisaient pénétrer un air chaud qui semblait émaner du bitume amolli, des pierres brûlantes, de la Seine elle-même qu’on s’attendait à voir …
C’était un dimanche comme on n’en a que dans ses souvenirs d’enfant, tout pimpant, tout neuf depuis le ciel d’un bleu de pervenche jusqu’à l’eau qui reflétait plus rouge ou plus verts que les autres jours et les rues vides et sonores s’amu…
Le long de la Seine plus qu’ailleurs, on sentait le printemps et quand Maigret arriva quai des Célestins, il regarda avec envie un étudiant et quelques vieux messieurs qui fouillaient dans les boîtes poussiéreuses des bouquinistes. (©Georg…
Tous les matins, depuis dix jours, il y avait ce même soleil à l’arrière-goût acide de groseilles vertes. (©Georges Simenon : L’écluse N° 1; Chap.5) 10日ほどの間、毎朝同じように、青スグリの酸っぱい後味のような太陽があった。 (#18『第一号…
Un tramway 13 passa encore, puis un second, et Maigret, qui était tout baigné de tiédeur, la peau moite et voluptueuse comme elle ne l’est qu’aux premiers soleils d’avril, se dirigea sans conviction vers la maison haute. (©Georges Simenon …
On était en mars. L’air était plutôt doux, pas assez, cependant, pour qu’on se promène la nuit, surtout sous la pluie, avec une robe légère qui ne couvrait pas les épaules et ne tenait que par d’étroites bretelles. (©Georges Simenon : Maig…
Il gelait sur Paris. A sept heures et demie du matin, la ville était livide, le vent faisait courir au ras du sol de la poussière de glace. (---) Les allées du Bois étaient désertes, blanches comme de la pierre de taille, et aussi dures. (…
Au-delà de la lucarne, c’était encore la nuit complète, une nuit froide d’hiver naissant. Quelques feuilles mortes subsistaient aux branches des peupliers de la grand-place. (©Georges Simenon : L’Affaire Saint-Fiacre; Chap.1er) 天窓の向こ…